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Detection des metaux, prospection, en Bretagne sur les plages et dans les champs avec un detecteur de métaux, recherche d'objets perdus, Détection 56 / #Détection 56 SOS Objets perdus, détection plage

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Quand une association confond défense du patrimoine et incitation au pillage

Une petite association composée de gens en mal de reconnaissance, se prétendant défenseurs du patrimoine, favorise en toute impunité le pillage archéologique. En effet, en véhiculant l'idée que l'on s'enrichit en pratiquant la détection, elle a créé de toute pièce un espoir de gain pour des gens en difficulté. Cette association au curieux nom d'Happah a effectivement réussi à appâter une partie de la population qui ignorait tout de la détection. Et ceci, dans le but inavoué de se positionner comme indispensable gardienne du patrimoine et de servir des intérêts purement personnels. C'est un peu la classique histoire du pompier pyromane. Cette manœuvre a même été identifiée par certaines DRAC qui considèrent la communication de l'Happah totalement contre-productive. Il serait très inquiétant que de tels agissements, qui représentent une véritable incitation au pillage, reçoivent l'aval du Ministère de la Culture.

 

Une communication digne d'une loterie

 

Pour cette association au discours simpliste, l'achat d'un détecteur est forcément suivi d'un enrichissement personnel puisque l'ensemble du territoire est un site archéologique qui regorge d'objets dont la valeur est inestimable, ou presque. Résultat de cette communication irresponsable : des gens un peu crédules sont tentés de se lancer dans une activité qu'ils ne connaissaient pas avec l'espoir d'un gain, un peu comme ils joueraient au loto. Nous sommes effectivement très loin de la réalité de la détection telle que nous la connaissons. Mais il y a pire : cette incitation claire au pillage archéologique est accompagnée d'une stigmatisation systématique de la détection, mettant dans le même sac pilleurs de sites et adeptes de la détection de loisir. Avec pour conséquence, la marginalisation d'une partie de la population qui pratique la détection, composée de passionnés de l'histoire et prête à collaborer avec les services archéologiques en cas de découvertes intéressantes, rares mais réelles. Ces passionnés, qualifiés de pilleurs et de délinquants, n'osent plus se rapprocher des services archéologiques de peur d'être poursuivis. C'est une situation grotesque, digne un autre âge !

 

Des questions sans réponses

 

Qui est à l'origine de tout cela ? on peut légitimement se poser la question ! Le président de l'Happah, Jean-David Desforges, archéologue à la Mairie de Laval, ne brille pas par l'étendue de ses découvertes, loin de là. Son adjoint, Julien Dupagne, à Chartres, ne fait pas mieux. Que dire de leur "homme de main", Noureddine Kefi, véritable excité à qui la seule vue d'un détecteur fait perdre toute raison. Comment de tels personnages ont pu gangréner à ce point les milieux archéologiques français ? La question reste sans réponse. Ce qui est sûr, c'est qu'ils bénéficient de la complicité passive de fonctionnaires au sein du Ministère. Nous ne pouvons que constater qu'une véritable chape de plomb est tombée sur l'archéologie française. Les professionnels qui n'adhérent pas à leurs idées n'osent plus s'exprimer par crainte de représailles, ils préfèrent collaborer dans l'ombre avec la détection. C'est un régime de terreur qui s'est instauré, cas unique et inquiétant dans un service de l'état. Pour combien de temps ? Jusqu'à ce que quelqu'un prenne la décision de lever le voile et dire la vérité. Espérons, pour l'archéologie, qu'il ne sera pas trop tard ! Jean-Pierre Forget

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